Les joueurs appelés par Adam Silver lors de l’édition 2019 de la Draft. Parmis eux déjà des noms connus comme Zion Williamson ou Ja Morant. La classe 2020 aura-t-elle aura-t-elle autant de succès? On le saura dans la nuit de Mercredi à Jeudi à 1h du matin! (source: NBA.com)

Pour le retour de notre ligue préférée, Let’s Talk Basketball a choisi de mettre en lumière ses principes, parfois difficiles à appréhender. Aujourd’hui un des moments les plus attendus de l’année (surtout pour les équipes du bas de classement), la Draft.

With the 3rd pick of the NBA Draft, the Chicago Bulls select Michael Jordan from the University of North Carolina. En ce 19 Juin 1984, les Bulls viennent d’écrire l’histoire. Avec le 3ème choix de la Draft, ils choisissent l’un des meilleurs joueurs de tous les temps et le sportif le plus influencant de l’histoire de notre cher sport. C’est en se rabattant sur Jordan après avoir vu passer sous le nez Hakeem Olajuwon et l’illustre Sam Bowie (qui ne fera que 10 saisons dans la ligue sans jamais marquer les esprits) qu’ils passent d’une équipe de passage, où les joueurs passent plus leurs temps à faire la fête qu’à gagner, à une équipe qui compte vraiment dans la grande ligue. C’est grâce à la Draft que Jordan est affiliée à la franchise de l’Illinois, alors qu’il aurait pu tomber à Houston ou à Portland qui avaient le 1er et le 2ème choix.

La Draft est la cérémonie d’intronisation des jeunes joueurs en NBA. À l’inverse du sport Européen, où les joueurs sont formés en interne par les clubs, les joueurs américains sont formés, pour la plupart (sauf Lamelo Ball), dans les Universités. Des programmes comme Duke (Zion Williamson, Kyrie Irving, Grant Hill), Georgetown (Iverson, Pat Ewing, Dikembe Motumbo) ou UCLA (Abdul-Jabbar, Westbrook, Kevin Love) sont passées maîtres dans la formation de futurs champions, déjà prêts pour affronter les meilleurs joueurs de la planète. À eux alors de se mettre en avant dans leurs équipes, car à partir de 19ans, les jeunes étudiants ont le droit de s’inscrire à la Draft, et d’être potentiellement choisi par une équipe NBA et d’obtenir un contrat avec l’une d’entre elles.

Qui a dit que seule la NBA pouvait abriter des super teams? Ici Russell Westbrook et Kevin Love lors de leur passage à UCLA (source UCLA Athletic)

Toutes les équipes NBA ont le droit de choisir deux fois chacun leur tour, c’est ce que l’on appelle le 1er et 2nd tour de Draft. Afin d’établir une équité dans la ligue, les meilleures équipes de la saison précédente choisissent en dernier alors que les mauvais élèves ont la chance de pouvoir récupérer un des meilleurs joueur de la cuvée de Draft. Pour éviter une escalade de la loose, comme on a pu le voir au début des années 2010 chez les 76ers, la NBA a instauré une loterie à la fin de la saison pour déterminer l’ordre entre les places 1 à 14 (les équipes n’ayant pas validé leur place en phase finales). Les 3 derniers de la ligue ayant plus de chances de “drafter” dans les premières positions par rapport aux autres équipes. Souvent l’ordre est respecté, mais parfois des coups du destin se produisent, comme pour la draft de Derrick Rose chez les Bulls qui n’avaient que 1.7% de chance de drafter en 1ère position ou Kyrie Irving chez les Cavaliers, qui n’avaient que 2.8% de chance.

Pour cette année, la logique est respectée puisque les 2 premiers choix sont pour les Wolves et les Warriors, même si les Hornets ont réussi à se positionner dans le trio de tête (source: Tankathon.com)

Cet ordre peut être modifié car, comme expliqué lors de notre dernier article sur les transferts, les équipes NBA peuvent échanger leur choix de Draft contre des joueurs ou d’autres choix. On se souvient par exemple du choix de Luka Doncic des Hawks qui a été échangé avec les Mavericks contre les droits de Trae Young + leur premier choix de la Draft suivante pendant la cérémonie de 2018. Ce qui fait que certaines années les équipes NBA choisissent plusieurs fois dans le même tour, on se souvient par exemple des Celtics qui ont drafté à la place des Nets pendant plusieurs années à la suite du transfert de Paul Pierce et Kevin Garnett à Brooklyn.

Lorsque l’ordre a été défini, les équipes sont alors invitées à écrire l’histoire lors de la cérémonie, présidée par le directeur de la NBA, Adam Silver. Chacune leur tour, les équipes choisissent donc dans l’ordre établi un joueur qui, symboliquement, posera sur sa tête la casquette de l’équipe qui l’a draftée et ira serrer la main d’Adam Silver pour la photo souvenir. 60 joueurs, 30 pour le premier tour et 30 pour le second, vont passer sur l’estrade et changer leur vie à jamais. Évidemment cette année, crise sanitaire oblige, cette cérémonie se fera en visio-conférence pour la première fois de son histoire.

La fameuse photo souvenir de Luka Doncic avec la casquette des Hawks, il était déjà transféré lors de cette photo et ne portera jamais le maillot d’Atlanta (source: CBS Sport)

Des histoires se sont crées lors de cette soirée, comme la sélection en premier choix de Greg Oden par Portland devant Kevin Durant ou encore la chute de joueurs comme Draymon Green en 35ème de la Draft 2012 ou de Manu Ginobili en 57ème choix de la Draft 1999 ou des transferts marquants comme celui des Hornets pour Vlade Divac qui amènera Kobe Bryant aux Lakers. En tout cas chez Let’s Talk Basketball on vous conseille fortement de prendre un congé ce Jeudi 19 Novembre afin de pouvoir regarder la Draft en live dans la nuit de Mercredi à Jeudi (retransmis en direct sur Bein Sport) qui s’annonce palpitante!