Depuis quelques jours, les chiffres sont alarmants concernant les cas de Covid-19 à Orlando, en Floride. Après les annonces de reprise du jeu, la NBA commence à réfléchir pour trouver une solution complémentaire ou de substitution pour que les acteurs puissent être dans un cadre de sécurité. Une ville mythique de la NBA se dégage …

Complete Guide to Chicago|Cross Travels - Crosstraveling
Source image / Crosstraveling

Et si la NBA envisageait de créer une autre Bulle que celle d’Orlando ? L’idée peut paraître folle, mais elle commence à faire réfléchir.

Depuis le démarrage des tests de dépistage contre le Covid-19, c’est 25 joueurs qui ont été contrôlés positifs. La NBA essaye d’avancer et d’être optimiste à quelques jours de la reprise à Orlando, en Floride, le 30 juillet.

Selon Jackie MacMullan, d’ESPN, la ligue « est en discussion avancée sur une deuxième Bulle  » et elle pourrait poser ses valises dans une ville remplie d’histoire. La ville de Chicago pourrait accueillir les huit équipes qui ne seront pas présentes pour finir la saison 2019-2020 et aller chercher le titre.

« La deuxième bulle sera créée à un coût notable qui sera réparti entre les 30 équipes. « 

L’idée de créer une deuxième bulle se ferait dans le même format que la Summer League, organisée chaque année à Las Vegas, avec quelques ajustements concernant les règles qui superviseraient le jeu.

En off, la NBA a fait savoir que la reprise de jeu était liée à des motivations financières pour éviter d’augmenter les pertes de l’exercice 2019-2020, depuis la pandémie.

« C’est une question d’argent, clairement »

La nouvelle Bulle permettrait aux équipes comme les Hawks, Hornets, Bulls, Cavaliers, Pistons, Warriors, Timberwolves et Knicks, d’honorer les différents contrats avec les chaines de télévision régionales. Le plan prévoit deux semaines d’entrainement, suivi de quatre matchs pour chaque équipe.

Selon Brian Windhorst, d’ESPN, la reprise de la saison à Orlando coûtera « plus de 150 millions de dollars » à la ligue pour combler les pertes des trois mois d’inactivités.

Pour les 22 équipes invitées à Orlando, la reprise comprendra huit matchs de saison régulière, plus les playoffs. Au-delà des fondamentaux d’une compétition, c’est à dire d’aller gagner un titre, la reprise du jeu va permettre aussi aux jeunes joueurs de passer du temps sur les parquets pour continuer leur développement.

Comme l’a déclaré Dwane Casey, le head coach des Pistons : « Nous ne pouvons pas laisser ces gars-là sans rien faire du 11 mars à décembre sans quelque chose ».

La NBA ne s’arrête pas vraiment. Forte de ses ligues d’été, la Summer League de Las Vegas lui permet de dégager des bénéfices sur l’ensemble de la compétition et de permettre aux prospects de s’aguerrir avant de rejoindre les parquets NBA ou de décrocher un contrat avec une franchise.

la NBA | À la recherche de ressources financières pour éviter le crash

C’est donc un coût de 150 millions de dollars, supplémentaire, qui se dresse sur l’ardoise de la NBA pour finir sa saison 2019-2020.

Les préoccupations sont toujours les mêmes et les tensions sont toujours existantes entre la NBA et la NBPA : mettre des joueurs en danger pour sauver le milliard de dollars de revenus environ ? La question fait débat.

Alors, constituer une autre Bulle, à Chicago, pour faire jouer les autres équipes NBA, pourrait être une solution pour remplir les caisses de la ligue. L’United Center pourrait se servir de l’expérience générée par celle d’Orlando, et combler le manque de compétition pour les équipes hors des 22 en Floride.

Les fans sont affamés de basket-ball, et la plupart des joueurs sont impatients de revenir sur le terrain. La NBA veut sur le terrain … en toute sécurité. Si ça ce passe bien à Orlando, pourquoi s’inquiéter à Chicago.