La NBA a dévoilé son calendrier de reprise. Néanmoins, le redémarrage de la saison divise et les langues se délient. Imprudence, appât du gain… La saison va-t-elle reprendre dans un climat d’incertitudes ?

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Ça y est, on en sait un peu plus ! Le 30 juillet, les New Orleans Pelicans affronteront l’Utah Jazz. Puis, les Lakers de Los Angeles rencontreront Los Angeles Clippers. La NBA a dévoilé son calendrier de retour ! Toutefois, la recrudescence de la pandémie de coronavirus vient entacher la reprise de la saison.

La NBA motivée par l’argent ?

La Floride est particulièrement touchée. La Ligue a d’ailleurs annoncé que 16 des 302 joueurs ont été testé positifs au COVID-19. Une annonce pour le moins inquiétante, quelques semaines seulement avant la reprise de la saison.

Pourtant, Adam Silver reste convaincu, « le sport est important dans notre société (…) il rassemble les gens lorsqu’ils en ont le plus besoin ». Entre l’arrêt prolongé de la saison et les manifestations sur fond d’injustice sociale et de lutte contre le racisme, la reprise peine à convaincre.

Certains n’hésitent pas à dénoncer, « il s’agit clairement d’argent », a déclaré un dirigeant de la Conférence de l’Ouest. « J’ai confiance en Adam, mais il y aura un vivier de cas », a nuancé un agent.

Le plan de redémarrage de la saison inspire confiance chez les experts de la santé. Le Docteur Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses a déclaré à Stadium que « le plan de reprise de la NBA pourrait très bien fonctionner ». Un climat d’incertitude que les experts tentent d’apaiser, en vain.

Les agents s’écharpent au sujet de la situation sanitaire aux Etats-Unis. Dans l’attente d’un vaccin, certains sont convaincus que la saison 2020-2021 qui doit débuter en décembre prochain aura lieu dans les mêmes conditions que la saison actuelle.

« À chaque 2 millions de dollars de revenus perdus pour la NBA, les joueurs perdent 1 million de dollars collectivement »

L’ambiance à Orlando risque d’être électrique tant les contraintes sont nombreuses. La logistique, les querelles entre les joueurs, l’accès du personnel et de l’équipe, l’accès aux médias sont autant de problèmes potentiels auxquels il faudra faire face.

La « moins pire » des options ?

Malgré toutes les critiques, les joueurs semblent s’accorder. Pour eux, jouer à Orlando est sûrement la meilleure option. En tout cas, la meilleure pour permettre à chacun de reprendre la saison.

Curtis Harris, un universitaire dont le travail s’est concentré sur les droits civils en Amérique conteste la reprise. « La seule raison logique pour laquelle ils essaient de redémarrer la saison en pleine pandémie mondiale, c’est parce qu’ils veulent récupérer tout l’argent qu’ils peuvent », a-t-il déclaré. Il a ajouté, « j’apprécie les mesures de sécurité qu’ils prévoient d’instituer mais nous venons d’enregistrer le plus grand nombre de d’infections à la fois au niveau national et en Floride ». Pour Curtis, la Ligue a besoin d’argent, peu importe les risques qu’elle fait encourir aux joueurs et au personnel.

Au total, 22 équipes seront de retour sur le terrain le 30 juillet.