C’est l’un des 1ers axes qu’elle a activé pour développer sa croissance, elle s’est attaquée aux marchés de l’Europe mais aussi de la Chine.

La NBA a profité de la baisse de popularité de la Major League Baseball, dû aux faites à un jeux très lent mais très long à suivre sur un programme TV, le format plaît de moins en moins. Mais aussi des règles protectionnistes infligés à la NFL pour ces sportifs. On l’oublie également, mais le développement récent de la WNBA.

Le Basket Ball est un sport qui se démocratise à vitesse grand V, sur le plan mondial, elle rattrape son retard sur l’un de ses meilleurs ennemis : le football.
Donc avec son audience élargie, la NBA avec ses 30 franchises, ont généré des revenus à hauteur 7,4 milliards de dollars. La question se pose : qu’est-ce qui compose ses revenus ? Décryptage.

Le modèle économique est composé de 4 grandes familles :
Les droits de diffusion | la publicité | le merchandising | les concessions

Lors de la saison 2016-2017, la NBA avait annoncé un deal mirobolant d’un montant 24 milliards de dollars sur les 9 prochaines années. Cet accord a provoqué l’augmentation consécutive des masses salariales et les contrats record battus coup sur coup par les stars. Donc ne soyez pas surpris des prochaines signatures contrat, quand Devin Booker va assurer les 18 prochaines générations de sa famille.

Les droits de diffusion

Depuis plus de 10 ans, l’audience télévisée s’est restreinte grâce aux différentes innovations technologiques, notamment aux différents services de streaming gratuit que l’on peut trouver et DVR. En revanche, le sport en direct est plébiscité, il reste relativement protégé par le fait de toute la sensation qu’emmène le live aux spectateurs (aspect inédit et découvert sur l’instant T des actions spectaculaire).
C’est donc en février 2016, sous la houlette d’Adam Silver, que l’annonce est diffusée sur un contrat de 24 milliards de dollars avec les diffuseurs ESPN et Turner Sports. Un revenu annuel de 2,6 milliards qui est versé par les deux mastodontes. Précédemment, les droits de diffusions été établit à 930 millions de dollars, c’est donc une réévaluation de plus de 180% qu’a engrangé la NBA juste avec la diffusion de ses évènements.
Les américains verront donc leurs matchs sur les chaînes ESPN et TNT jusqu’a la saison 2024-2025.

Les partenaires économiques

Comme nous l’avons tous remarqué, la NBA a effectué un changement conséquent pour son équipementier. Finies l’histoire d’amour avec Adidas, la rupture s’est opérée en juin 2015. Le nouveau petit ami se prénom Nike, assez connu du grand public, avec un contrat de 1 milliard de dollars sur 8 ans. C’est donc depuis la saison 2017-2018, que la marque à la virgule est devenue le dépositaire des tenus officiels des équipes. Auparavant, elle s’exerçait uniquement sur des produits répliques.
Cependant, l’emprise de Nike ne s’arrête pas là. En effet, la marque possède dans son roster bon nombre de star portant ses produits, lui permettant une visibilité optimale pour diffuser son image auprès du mass market.

Puis, vous avez toutes les publicités autour des rencontres. Vous avez des compagnies d’assurance comme Statefarm, ou encore les poids lourds d’Internet comme Google et Youtube mais aussi le concessionnaire automobile KIA. On estime ces revenus de sponsoring aux alentours des 900 millions de dollars annuel. Vous avez aussi le naming des salles qui rentrent en considération dans ces revenus. Par exemple, la nouvelle salle des Golden State Warrior avec le géant du numérique Oracle.

La billetterie et les concessions

C’est donc sur ce pôle qu’on différencie les franchises, c’est-à-dire si elle fait partie d’un gros marché ou alors d’un marché à faible valeur. La vente de billet est une source génératrice de revenu, donc selon l’affluence du soir dans la salle et tout au long de la saison, la franchise va pouvoir récupérer cette recette en fin de saison.

Pour la saison 2018-2019, c’est un trio composé des Philadephia 76ers (20 441 spectateurs), en second les Chicago Bulls avec 20 084 et des Dallas Mavericks sur un score de 20 013 spectateurs.

En moyen, c’est 17 856 fans qui vont dans les enceintes NBA pour assister au show !

A l’inverse, ce ne sont pas les salles qui ont le meilleur remplissage, qui génère le plus de valeur. A vrai dire, les billets les plus chères se trouvent au Madison Square Garden, au Staples Center pour aller voir les Lakers ou encore sur la Bay dans l’Oracle Arena. Mais ce n’est pas tout ! Il y a une véritable vie à l’intérieur des salles. Il a été calculé le coût des fans pour aller assister à un match. Si vous êtes une famille de 4, il est considéré dans le calcul le : coût du billet, concession (nourriture, boisson, etc.) et du parking, vous allez dépenser la somme de 420,65$, soit 12,44$ de plus que la saisons 2017-2018. Puis cet indice pour être modifié selon l’équipe qui vient jouer ou l’évènement de la soirée. Comme on dit, quand on aime, on ne compte pas !

La NBA, lorsqu’elle a collecté l’ensemble des revenus engrangés, va redistribuer selon le critère de Basketball Related Income (BRI), autrement les revenus liés au basket-ball. Ce système va donc résoudre les problèmes d’inégalités selon la taille du marché d’une équipe. Sinon, on aurait un PSG en NBA quoi …

C’est une stratégie bien définie que la NBA avance, pour perpétuer une rentabilité intéressante et accroître sa notoriété à travers le monde. Elle se tourne donc vers des marchés porteurs comme la Chine et l’Europe pour augmenter son audience audiovisuelle et d’être à la pointe des innovations avec un marketing très bien construit. Est-ce que la chimère de voir un jour une franchise NBA en Europe est-elle réelle ? Seul l’avenir nous le dira, mais venez en France !